Dans ma bibliothèque d’écriture #1 – L’Art d’écrire

Cet article pourrait tout aussi bien s’intituler : « conseils d’un livre centenaire ».

« J’ai lu à peu près tous les Manuels et tous les Cours de littérature. Ce sont de bons guides ; mais aucun n’enseigne techniquement et pratiquement l’art d’écrire. »

Antoine Albalat commence ainsi son Art d’écrire enseigné en vingt leçons, publié en 1899. Plus loin, il prévient son lectorat qu’il ne s’est pas embarrassé d’enjoliver ses phrases. Il a écrit son manuel le plus simplement possible afin de montrer que tout un chacun peut écrire. C’est personnellement une idée qui me tient à cœur. Je ne crois pas à une élite qui tiendrait les rênes de la littérature et qui serait seule capable d’en produire.


Antoine Albalat intitule ainsi son premier chapitre « Le don d’écrire » et y entreprend de détruire le mythe que l’écriture est réservée aux personnes douées, dans le sens de celles qui ont un don. Il va jusqu’à dire que les personnes qui n’ont pas d’imagination s’en passeront très bien. Aussi réconfortante que soit cette idée, je me permettrais plutôt de la tourner de la manière suivante : les personnes qui pensent n’avoir aucune imagination la trouveront autour d’elles. On peut parfaitement écrire quelles que soient ses aptitudes, don ou non. Le talent se construit par la pratique et un regard critique (dans le sens d’une critique constructive, pas celle qui vous murmure que ce que vous écrivez est bon à jeter. Celle-là a souvent tort).


Je ne vous décrirai pas chacun des chapitres de L’Art d’écrire. Il faut ménager un peu de surprise ! Mais je voudrais vous présenter quelques idées-clé.



Le troisième chapitre prend la forme d’un conseil que vous retrouverez partout : pour nourrir et améliorer son écriture, il faut lire. Antoine Albalat ajoute qu’il ne suffit pas de lire tout et le plus possible, mais plutôt de lire avec, de nouveau, un regard